Le nouveau Premier ministre britannique rentre de deux visites diplomatiques, à Berlin et à Paris. Comme MM. Scholz et Macron, Keir Starmer semble incapable de trouver une solution aux problèmes identitaires des classes populaires de son pays. La seule chose qu’il leur promet à la rentrée ? Une augmentation des impôts.
Le Premier ministre travailliste, Sir Keir Starmer (il a été adoubé automatiquement en tant que Procureur général, entre 2008 et 2013), a fait grand cas cette semaine d’un voyage européen qui lui a permis de rencontrer le chancelier allemand, Olaf Scholz, à Berlin, mercredi, et Emmanuel Macron, jeudi (après avoir assisté la veille à la cérémonie d’ouverture des Jeux paralympiques). La raison de ces visites ? Selon le locataire du 10 Downing Street, l’objectif est de « reset », c’est-à-dire « réinitialiser », les relations avec l’UE après les années de turbulence provoquées par le Brexit – mais sans renverser le Brexit, assure-t-il. Si Starmer a de bonnes raisons de cultiver ses partenaires allemand et français, il a aussi des problèmes de politique intérieure à faire oublier.
Point de salut hors de l’Europe ?
Olaf Scholz est le nouveau meilleur ami étranger de Keir Starmer qui est déjà allé à Berlin au mois de juillet, juste après son élection. Il est vrai que l’UE reste le plus grand partenaire commercial du Royaume Uni, et l’Allemagne elle-même est le deuxième pays partenaire après les États-Unis. Lors de la première visite berlinoise, les deux sociaux-démocrates ont annoncé les grandes lignes d’une coopération militaire approfondie entre les deux nations. Cette fois, ils ont fait savoir que c’est un véritable traité, qualifié d’« ambitieux », qui sera négocié par les deux pays. Bien que cet accord doive être prêt à entrer en vigueur assez tôt en 2025, son contenu reste pour l’instant assez vague. Il s’agira d’approfondir la coopération en termes de commerce,
