Ressuscitée par l’ensemble musical Los Elementos et le Centre de musique baroque de Versailles, une messe de requiem composée pour les obsèques du roi d’Espagne, Luis 1er de Borbon y Saboya, réapparait trois siècles après sa mort.
Son règne de sept mois et demi fut l’un des plus brefs de l’histoire européenne. Et assurément le plus fugitif de l’histoire de l’Espagne.
Luis de Borbon y Saboya, Louis de Bourbon et de Savoie, roi d’Espagne, roi de Castille, de Léon, d’Aragon, des Deux-Siciles, de Jérusalem, de Navarre, de Grenade, de Tolède, de Valence, de Galice, de Majorque, de Minorque, de Séville, de Cordoue, de Cerdagne, de Corse, de Murcie, de Jaen, d’Algarve, d’Algésire, de Gibraltar, des Îles Canaries, des Indes Orientales et Occidentales, de l’Inde et du continent océanien, archiduc d’Autriche, duc de Bourgogne, de Brabant et de Milan… monta sur le trône de Madrid le 15 janvier 1724 pour mourir de la variole le 31 août de la même année. Il n’avait que 17 ans. Il avait été prénommé Louis, comme son arrière-grand-père, Louis XIV, roi de France et de Navarre. Et il avait Louis XV comme cousin germain. Doublement cousin germain même, puisque son
