Le ralliement à Trump d’Elon Musk, Mark Zuckerberg et Jeff Bezos illustre le chamboulement qui s’opère dans les hautes sphères au rayon visionnaires. Il est devenu impossible de suivre la bêtise vaniteuse des anciennes élites, tant leurs procès rituels en « fascisme » ou en « complotisme » ont obscurci les clairvoyances.
Bonne nouvelle : la crise d’encéphalite dont souffre le monde intellectuel français depuis des décennies a trouvé son vaccin. Les penseurs embrumés qui voient de la niaiserie à appeler un chat un chat se montrent réceptifs à l’épreuve du nez dans le réel. Cette approche rudimentaire, expérimentée aux États-Unis, a déjà éteint quelques feux dans les cerveaux. Le remède contre la contagion utopiste s’annonce prometteur. Donald Trump en est le promoteur avec sa « révolution du réel ». Le nouveau président américain, qui a prêté serment le 20 janvier, n’est certes pas du sérail des clercs : les beaux esprits persistent majoritairement à ne voir en lui qu’un lourdaud. Néanmoins, sa force d’attraction révèle une excellence dans le passage à l’acte. Cette dextérité est moins sophistiquée que celle des vendeurs de nuages, mais elle est plus convaincante. Ce savoir-faire tient à un pragmatisme et à une indifférence aux morsures de la meute. L’affolement de l’intelligentsia rétive à la piqûre du terrain laisse voir la fragilité de sa gonflette cérébrale.
Le ralliement à Trump d’Elon Musk, Mark Zuckerberg et Jeff Bezos, pionniers géniaux de la Silicon Valley,
