Mon frère d’armes est mon frère, même s’il n’est pas mon frère de sang. Aurélien Marq analyse le sort fait aux interprètes afghans après le départ de la coalition.
Alors que les troupes de la coalition internationale quittent l’Afghanistan, abandonner les Afghans qui ont servi cette coalition et les livrer aux Talibans serait un crime impardonnable, une négation de tout ce que nous sommes et devons être, une trahison de toutes les valeurs que notre civilisation porte depuis des millénaires. S’il y a des réfugiés que nous avons véritablement le devoir d’accueillir, c’est eux.
Le 14 avril dernier, Joe Biden a annoncé le retrait d’Afghanistan de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis. Commencé en mai, ce retrait devrait être terminé dans quelques mois, peut-être en septembre.
Appelés à la repentance par les Talibans
Mon propos ici n’est pas de juger des responsabilités des uns ou des autres dans cette défaite cuisante, ni d’en analyser les multiples raisons. Soulignons simplement que les Talibans défaits en 2001 parviennent 20 ans plus tard à tenir tête à une coalition comprenant certaines des plus grandes puissances militaires mondiales, et que le gouvernement afghan semble bien mal préparé pour les empêcher d’étendre
