Yann Moix confie son incapacité à désirer le corps d’une femme de 50 ans. Pourtant, de belles et affriolantes vétérans du porno quinquas, voire sexagénaires, affolent les compteurs des sites pour adultes. À dada sur ma cougar!
N’est pas Nabokov qui veut. Aimer les filles asiatiques de 25 ans ne fera pas entrer Yann Moix dans l’histoire de la littérature mondiale. Les quinze minutes de gloire dont bénéficie l’auteur de l’aveu sur son incapacité d’aimer les femmes de son âge, autrement dit aux alentours d’un demi-siècle, témoignent tout au plus de ce qu’il conviendrait de qualifier de « démocratisation » du scandale ou de son « nivellement par le bas ». Il suffit désormais d’un écart pas plus épais qu’un poil, du politiquement correct lustré à la pommade Metoo, pour être sûr de faire japper les réseaux sociaux et d’inspirer à quelques dames indignées une tribune dans un grand quotidien national. Plus triste encore, Yann Moix ne s’écarte même pas de l’insipide moyenne de ces hommes qui ne savent pas quoi faire d’une femme, une vraie, et trouvent le seul épanouissement accessible sous les mini modèles trapèze censés donner forme aux corps androgynes de beautés Made in China à peine pubères. Laissons le faux subversif à ses passions convenues. Comme disait Woody Allen : Whatever Works. Yann Moix a autant le droit d’aimer les filles, que les utilisateurs de sites pornographiques l’ont de plébisciter les femmes. Et plutôt que de se formaliser sur la muflerie de l’ex-chroniqueur
