Quoi qu’il en coule…
Le pays sombre. Terminé pour les machines et le grand bleu-blanc-rouge. Enfin un consensus. L’endroit le plus profond de la croûte terrestre, à proximité de l’île de Guam, c’est la fosse des Mariannes : moins 11 000 mètres. La France, son histoire, sa culture, sa grandeur, son honneur importent peu aux élites mondialisées, journalistes lotophages, politiques bas de plafond. « Ils dînent du mensonge et soupent du scandale » (Chénier).
À l’occasion des remaniements, à la foire du trône des ambitions, de la bêtise et du cynisme, tout se troque et se monnaie : mairie de Paris, pairies, parachutes, prébendes, dignités d’ambassadeur, billard à trois bandes de Mormons. « Il faut sauver la France… Oui, il est temps de se réveiller, croyez-moi » (Nicole Beltrame, mère du colonel Arnaud Beltrame).
Cap Carnaval
L’Etat est indigent, épuisé de troupes et d’argent. Un tas de nains difformes vendent le pays au poids. Tout se fait par intrigue et rien par loyauté. Tous les voyants sont au rouge : désindustrialisation, déficit commercial record de 100 milliards €, déculottées diplomatiques à répétition, chaos migratoire, obscurantisme, séparatismes, corporatismes, bureaucratie, quoi qu’il en coule.
L’écho de la débâcle est amplifié, redoublé par les incantations d’un président naufragé qui répète ad nauseam qu’il a un cap, qu’il accélère, qu’il réarme, retrouve des souverainetés. Le redressement, c’est pour Plutarque. Depuis huit ans, il gesticule, essaie, d’incarner la France, des costumes trop larges
