À l’occasion de la sortie en mars du recueil, Le goût de la solitude, textes choisis et présentés par Alexandre Maujean au Mercure de France, Monsieur Nostalgie nous parle de cet état qui va de l’enfermement à la béatitude…
« Français » et « solitude » sont des mots qui vont bien ensemble. Le Français traîne avec lui depuis un bon siècle et demi, une tentation intime de l’exfiltration monastique. Il y a en lui, la volonté du départ, pas très loin, en périphérie, hors la ville, ce n’est pas un grand explorateur, il rêve à un barbecue et à une partie de pêche, loin des emmerdements et des oukases. La maison individuelle ou la résidence secondaire sont les buts d’une vie pleinement réussie pour tous nos compatriotes. Le Français a le désir puissant de quitter le groupe, l’entreprise, l’association, ne parlons pas du parti politique, il le déserte depuis trente ans. Un billet de loto et il s’en irait, loin des ordres et des contre-ordres, de la férule administrative et des jalousies de bureau, en roue libre pour voir ce que
