L’auteur imagine une sombre postérité aux « Années Macron » dans un pays dévasté par la pandémie, la canicule et le complotisme. Un roman noir meurtrier dans l’allure d’une joyeuse apocalypse.
Un nouveau Leroy, chic ! Je prends. Je ne le regrette pas. C’est un livre dur, âpre et drôle – un « page-turner diabolique », me vante ma jolie libraire, le rouge aux joues. Dès les premières pages, je suis pris par le feu de paille de la lecture. Celui-là se lit comme un roman de la Série noire – normal, c’en est un, et ce n’est pas un coup d’essai. Avant celui-là, il y a eu Le Bloc (2011), L’Ange gardien (2014) ou La Petite Gauloise (2018), entre autres.
Ce que j’aime chez Leroy, c’est qu’il n’est pas très gai mais il n’est pas macabre. Il est sans complaisance – ne cédant rien au nihilisme qui gâte certains polars. Ce qui ne signifie pas que l’avenir sente la rose et le lilas : « Cette histoire se déroulera dans une chaleur permanente, pesante, qui se moque des saisons et provoque une propension à l’émeute dans les quartiers difficiles, soumis à un
