Actualité plutôt maigre ce mois-ci à l’Assemblée… Après le tumulte de la réforme des retraites, les députés se sont comme assoupis. Enfin, façon de parler: il me reste quand même quelques élucubrations à vous conter!
Holodomor
La famine comme arme de guerre. Comme « solution finale ». Le « grenier à blé » de l’URSS transformé en « cimetière des affamés ». Cette famine impitoyable de 1932-1933 a été orchestrée, organisée, planifiée par un pouvoir soviétique qui voulait piller et asservir l’Ukraine. Quatre millions – certains avancent un chiffre encore plus important –, quatre millions d’Ukrainiens, principalement des paysans, furent alors condamnés à la famine et à la mort. Dissimulée aux yeux du monde, cette tragédie est restée désespérément taboue pendant des décennies. À l’heure où des millions de paysans périssaient, condamnés à mort par un régime qui voulait briser leur résistance, le journal L’Humanité affirmait, en août 1933, aveugle ou complice : « Il n’y a pas de famine en Ukraine ni dans aucune république ou région de l’Union soviétique. Mais la campagne antisoviétique fait rage parce que l’URSS a déjoué tous les plans d’agression, parce que sa puissance grandit, parce que sa politique de paix enregistre des succès retentissants. »
