Du temps de Socrate, le physionomiste Zopyre prétendait pouvoir déceler les vices les plus intimes du vieux philosophe par la simple inspection de son ingrate conformation anatomique. Le XIXe siècle positiviste vit émerger autour de ce type de discours une discipline pseudo-scientifique – la physiognomonie – ayant pour objet la mise en lumière des liens entre les caractéristiques physiques des individus et certaines de leurs dispositions mentales. Dans une étude à paraître dans The Journal of Personality and Social Psychology, Kosinski et Wang, spécialistes de l’analyse de données à
