Utiliser cette cérémonie éminemment prestigieuse à des fins politiques ou trop souvent, c’est malheureusement aussi prendre le risque d’en banaliser le sens.
Nous avons appris la semaine dernière, comme Daniel Salvatore Schiffer, la décision d’Emmanuel Macron de panthéoniser Missak et Mélinée Manouchian et nous ne pouvons que nous réjouir de la force de ce symbole. Immigré arménien arrivé à Marseille en 1925, résistant communiste, membre des Francs-tireurs et partisans, fusillé au Mont Valérien le 21 février 1944, Manouchian fait partie des grandes figures nationales qui inspirent l’admiration. On ne peut relire sans émotion la lettre à sa « chère Mélinée », ou le poème qu’Aragon lui avait dédié.
Debout les morts, on change de cimetière !
On peut se demander seulement si l’agitation des symboles républicains devenue permanente est vraiment un
