Une déclaration d’amour de Sophie Bachat
A la faveur de la rediffusion sur France 3 d’un documentaire sur Etienne Daho : Daho par Daho, je vais enfin pouvoir déclarer mon amour à celui que je considère comme une sorte d’alter ego. En effet, je partage avec lui l’Afrique du Nord (il est né à Oran), la fascination pour l’Angleterre et le Velvet Underground, et surtout une mélancolie toujours présente en sourdine.
Mais déclarer son amour à Daho n’est pas chose aisée, car il reste incompris. Chanteur à minettes, mièvre ou trop léger, mais surtout chanteur sans voix dit-on. Cette voix, reconnaissable entre mille, un peu sourde parfois, mais assurée, terriblement juste et précise (nous nous en apercevons en concert), est unique. Il dit l’avoir « empruntée » à Chet Baker, et Lou Reed disait d’elle que « c’est une voix de coucher de soleil et de champagne ». Sacré compliment de la part de ce mythe qui fut une des figures tutélaires d’Etienne. Et c’est justement Etienne, qui, lorsque j’avais quinze ans, me fit découvrir le Velvet par l’intermédiaire du magazine Best, que je lisais religieusement.
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