La lecture émotionnelle de notre histoire légitime sa déconstruction et son effacement. En héritier de Voltaire, Arthur Chevallier prône une approche rationnelle, celle-là même qui a permis d’écrire notre « roman national ».
« La suppression de l’histoire rendrait les peuples plus heureux », estimait Paul Valéry. Elle les délesterait en tout cas d’un fardeau aussi lourd qu’enrichissant, et les priverait du plaisir – de la nécessité ? – de le façonner à leur convenance. L’histoire de l’histoire prouve qu’on a affaire à un matériau malléable qui se prête à toutes les interprétations et à toutes les instrumentalisations. Mais ce n’est pas ce que déplore Arthur Chevallier dans son nouvel ouvrage. « De la décapitation de Louis XVI à la victoire du Front populaire, des journées d’août
