Pourquoi Michel Onfray, dans sa récente tribune du Journal du Dimanche, a eu raison de mettre les pieds dans le brouet antisioniste.
Depuis l’extermination des juifs pendant la deuxième guerre mondiale, depuis la Shoah donc, il est malvenu en Europe de s’afficher ouvertement antisémite. L’antiracisme, devenu une idéologie dominante, a englobé la persécution des juifs dans sa définition du racisme, de ce qu’il est permis ou non de dire et d’écrire.
Mais l’antisémitisme, depuis toujours, sait évoluer et s’adapter à l’air du temps. Tout en faisant mine de vouer un culte mémoriel aux juifs déportés et assassinés, il transfère l’ensemble de ses préjugés antijuifs sur l’Etat d’Israël et ce qu’il appelle « sa politique » à l’égard des Palestiniens.
L’antisémite traditionnel a toujours signifié qu’il n’avait pas de haine gratuite des juifs mais que son rejet des juifs allant jusqu’à la persécution et le souhait de leur disparition était légitimement provoqué par leur comportement nocif. Au Moyen-âge, les juifs était le peuple déicide et usurier, propagateur
