Le poème du dimanche
On n’associerait pas, à première vue, Lille à la poésie. On aurait tort. C’est la ville qui a vu naître Albert Samain. Il a encore le droit, dans la région, à quelques établissements qui portent son nom. Entre dix-sept et vingt ans, j’ai beaucoup aimé et j’aime toujours cette galaxie d’écrivains « fin de siècle » qui ont poussé dans leurs ultimes retranchements les possibilités du symbolisme ouvertes par Baudelaire. Les poètes symbolistes, comme notre cher Laforgue par exemple, ont déployé un raffinement dans l’humour et la mélancolie qu’on ne devait plus jamais retrouver. Après eux, ce seront les surréalistes.
