« L’Esprit de l’escalier », l’émission culte d’Alain Finkielkraut et d’Élisabeth Lévy, est de retour en exclusivité une fois par mois sur RNR.TV
Ce mois-ci:
Homo aequelis festivus ;
Le progressisme : un thé dansant à bord du Titanic ;
L’union des droites est-elle souhaitable ?
Homo aequelis festivus
Nous ne vivons pas, Dieu soit loué, sous la férule d’un régime illibéral. Les contre-pouvoirs ne sont pas muselés ni persécutés au nom de la souveraineté populaire. La presse et la justice font leur travail en toute indépendance. Les gouvernements doivent, bon gré mal gré, s’accommoder de l’existence des lanceurs d’alerte. Nous aurions tort cependant de nous pavaner et de regarder de haut les démocratures d’Europe centrale et orientale car, chez nous aussi, l’espace du désaccord raisonnable ne cesse de se réduire. Une seule conception du Bien prévaut. Un code de la route pointilleux et sévère régit la vie intellectuelle. Mais ce n’est pas l’État, ce sont les médias et les réseaux sociaux qui sanctionnent les dérapages. Alors que, nous dit la publicité, les Bleues sont en train d’écrire l’histoire, il est interdit d’émettre la moindre réserve sur le football féminin. Nous ne sommes pas conviés, en effet, à admirer un spectacle sportif, nous devons, toutes affaires cessantes, nous mettre au garde-à-vous devant un spectacle édifiant. Cet événement, dit le journal Le Monde, est « une victoire de l’égalité ». Et qui, sinon l’esprit du mal, oserait aujourd’hui entraver la marche de l’égalité ? L’enthousiasme organisé ne tolère pas les réfractaires. Comme l’a souligné Bérénice Levet, « il ne
