À force de vouloir protéger les salariés, ce qui part non seulement d’un bon sentiment mais d’une nécessité, on a introduit un laxisme volontaire qui les éloigne de plus en plus souvent de l’éthique et de leur responsabilité par rapport au travail.
Trop cool : « j’ai fait le tour de mon boulot et j’ai envie de changer », qu’à cela ne tienne, la législation compréhensive a inventé « l’abandon de poste », il suffit de ne pas se présenter à son travail et surtout ne pas céder à la tentation, au cas où vous auriez envie un jour d’ennui d’y retourner ! À la deuxième lettre recommandée de votre patron, pas de problème vous êtes viré automatiquement et au chômage direct… Alors évidemment il y a la majorité de salariés qui n’utiliseraient pas cet avantage. Mais il y a aussi toutes les professions en tension, les petits salaires ou les jeunes qui étrennent leurs premiers emplois qui consomment cette prise en charge en toute sécurité… L’avantage certes, c’est que cela ne coûte rien à l’employeur (quand même !), ce qui rend le procédé doublement pervers, car si vous ne voulez pas supporter le coût d’un licenciement, la technique est avantageuse avec l’accord des deux partis.
Avons-nous les moyens de jouer ce jeu pervers ? Les moyens financiers
