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L’Arcom, « autorité indépendante », mais de qui ?

Grande enquête : l’autonomie de l’Arcom en question


L’Arcom, « autorité indépendante », mais de qui ?
Image d'illustration. La chaîne C8 a cessé d'émettre le vendredi 28 février, suite à la décision de l'Arcom © ROMAIN DOUCELIN/SIPA

L’instance censée « garantir une information pluraliste et indépendante » qui a décidé la fin de C8 (confirmée par le Conseil d’État) constitue un petit monde endogamique nourri de mantras progressistes. Ses salariés et dirigeants viennent du Conseil d’État, des médias publics et privés, des cabinets ministériels de gauche ou encore du CNC, bénéficiaire des amendes infligées aux chaînes. Enquête sur le gendarme de la liberté d’expression.


En dépit d’un impact médiatique important, la nouvelle de l’éviction de la chaîne C8 du paysage de la TNT n’a bizarrement pas fait l’objet d’un examen assez poussé pour approfondir la thèse – pourtant avancée par nombre de commentateurs – d’une partialité de l’Arcom, toujours présentée comme une « autorité publique indépendante ». Or, à lui seul, l’examen de son équipe dirigeante révèle déjà des éléments bien plus nombreux que ceux qu’on connaît, amenant à douter sérieusement de l’indépendance de cette autorité.

Des instances dirigeantes impartiales ?

La presse a déjà évoqué le cas du directeur général de l’Arcom, Alban de Nervaux, nommé en juillet 2024 par le président Macron, qui est par ailleurs époux de Laurence de Nervaux, directrice exécutif du « think tank » Destin commun, financé notamment par l’Open Society Foundations du financier George Soros et lié au groupe activiste écologiste Greenpeace. On connaît aussi le pedigree de Laurence Pécaut-Rivolier, nommée au collège de l’Arcom en 2021, qui fut naguère candidate PS-EELV aux élections municipales à Gentilly.

Mais il y en a bien d’autres ! Ainsi, Sara Cheyrouze, directrice adjointe de la communication de l’Arcom, responsable du pôle relations médias et influence, n’est autre que l’ancienne attachée de presse du Parti socialiste (de mai 2012 à janvier 2015), devenue par la suite conseillère presse au cabinet du Premier ministre (de décembre 2016 à mai 2017).

De même, Clara-Lou Lagarde, cheffe du département supervision et coordination nationale de la direction des plateformes en ligne de l’Arcom, se trouve être par le plus grand des hasards l’ex-collaboratrice parlementaire d’Angèle Préville, sénatrice socialiste du Lot de 2017 à 2023, mais aussi d’Alain Richard, ancien sénateur socialiste du Val-d’Oise.

On peut également citer Pascal Gueugue, de l’Arcom Caen, lié à travers la Fédération des musiques métalliques au député insoumis (et du Parti ouvrier indépendant !) Jérôme Legavre1

Membre de l’Observatoire de la haine en ligne et du groupe


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Mars 2025 - #132

Retrouvez cet article dans le Magazine Causeur N°132 de Mars 2025

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