La mort d’Alain Delon a clôturé un été cinématographique plutôt morose, même si l’on peut se réjouir du succès de Monte-Cristo. Heureusement que la rentrée se place sous les bons auspices d’un film iranien décapant: « Les Graines du figuier sauvage », de Mohammad Rasoulof
Les Graines du figuier sauvage est l’un des titres les plus poétiques et les plus mystérieux du dernier Festival de Cannes, et le film qui se cache derrière a tenu toutes ces promesses. Le jury ne s’y est heureusement pas trompé, il a décerné son « Prix spécial » à l’œuvre écrite et réalisée par le très talentueux cinéaste iranien Mohammad Rasoulof. Rappelons en préambule que ce dernier ne cesse depuis 2010 de guerroyer avec les autorités de Téhéran. Cette année-là, il est arrêté avec son collègue Jafar Panahi pour « actes et propagandes hostiles à la République islamique d’Iran »
