Les Français travaillent moins et moins bien que leurs voisins mais demeurent de grands consommateurs. La classe politique répète que leur fameux pouvoir d’achat est en berne alors qu’il ne cesse d’augmenter, au prix d’un endettement irresponsable. Ce système redistributif dessert l’intérêt général, sans parler des générations futures.
L’unanimité autour du sacro-saint pouvoir d’achat concentre toutes les lâchetés démagogiques des électeurs français et de leurs élites politiques. Les voir chouiner comme des enfants réclamant des bonbecs, en dépit d’un bulletin scolaire lamentable, peut déclencher des réactions compréhensibles – claquage de beignet, voire stigmatisation du cancre (sans cellule de soutien psychologique).
Pendant que RN et NFP nous bercent d’illusions, notre productivité décroche
Résumons la position des deux principales forces politiques du pays – le RN et le NFP : primo, le pouvoir d’achat est en berne voire en baisse constante ; deuxio, pour renforcer ledit pouvoir, il suffirait d’augmenter les salaires du privé – en rognant sur les dividendes des patrons actionnaires –, ainsi que les rémunérations de la fonction publique – en continuant à emprunter ou en augmentant les impôts des « riches ». Le tout donne la formule gagnante du bonheur, béatitude intimement indexée sur la consommation.
Le hic, c’est que tout est faux dans ce discours dangereux. Le pouvoir d’achat des Français a régulièrement augmenté depuis dix ans, y compris en 2020 pendant les confinements successifs (!), à l’exception certes de 2022, année
