Dans son nouveau film, Matthias Glasner explore avec empathie les tracas de la famille d’un chef d’orchestre tourmenté…
Tom, un chef d’orchestre, répète patiemment au pupitre, devant une jeune formation orchestrale, la symphonie de son ami compositeur contemporain, Bernard, un écorché vif au physique verlainien, qui y assiste sur les charbons ardents, la perspective de la première berlinoise attisant ses angoisses. C’est dans cette atmosphère électrique que le travail se poursuit tant bien que mal. Tom est séparé depuis longtemps de Liv, qui vient d’accoucher d’un bébé dont le père est le plus ancien compagnon de Tom – double paternité en quelque sorte. Quant au père de Tom, gravement atteint de la maladie de Parkinson, il perd manifestement le ciboulot. Sa mère ne se porte pas beaucoup mieux, elle ne marche qu’avec des béquilles, sa vue baisse dangereusement, et elle se sait secrètement en sursis. Le vieux ménage d’origine modeste peine à s’en
