Les récentes élections en Catalogne et au Pays basque compliquent encore la vie politique espagnole. Si les partis indépendantistes qui dirigeaient la Catalogne depuis une décennie ont perdu dimanche 12 mai leur majorité au Parlement régional, le socialiste Pedro Sanchez est loin d’être tiré d’affaire. La possible amnistie des indépendantistes catalans fracture son pays.
Comme il se le devait, le chef socialiste du gouvernement espagnol Pedro Sanchez s’est bien sûr félicité du succès de son parti à l’élection du parlement catalan du 10 mai… mais sans plus. Visiblement bien conscient que cette victoire n’était en réalité qu’un trompe-l’œil. Elle a en effet engendré un imbroglio politique plus complexe à résoudre que la quadrature du cercle.
Certes, avec ses 28% des voix, soit un gain de 5 points par rapport à la précédente consultation de 2021, le Parti socialiste catalan (PSC), simple filiale du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), peut se targuer d’être le premier parti de la province autonome. Il est passé de 33 à 42 élus, loin cependant des 68 sièges que requiert la majorité absolue. Dès lors pour gouverner, il lui faut s’allier. Avec qui ? C’est là que l’affaire vire au casse-tête.
Avec la droite ? Hors de question par principe et aussi parce que le Parti populaire (PP) et Vox – comme dans la Communauté basque autonome – ne sont qu’une force marginale, même si le premier a fait un bond de 4% à 11%, engrangeant les voix de l’éphémère parti Ciudadanos (une sorte de macronisme local) – sous l’étiquette duquel Manuel Valls avait été candidat à la mairie de Barcelone – et multiplié par cinq sa représentation qui est passée de trois à 15 élus… dans une chambre de 135 sièges. Quant à Vox, il reste stable frôlant
