Les biographies de femmes artistes signées par Laure Adler se vendent comme des petits pains. Ses livres accumulent les clichés victimaires et restent dans les clous d’une histoire de l’art archi-balisée.
On connaissait les bières de Noël, les thés de Noël, les concerts de Noël, etc. Maintenant, les libraires sortent (ou ressortent), comme cadeaux de fin d’année, de beaux livres sur les femmes artistes. Laure Adler domine le genre avec ses best-sellers saisonniers. Après avoir coécrit Les femmes artistes sont dangereuses, elle a enchaîné avec Les femmes artistes sont de plus en plus dangereuses*. On y apprend qu’on « ne naît pas artiste, on le devient ». Ceci concerne évidemment les femmes pour qui il s’agit d’un « combat permanent, dangereux, épuisant physiquement, intellectuellement et psychiquement ».
Pas si dangereuses que ça…
Qu’on se rassure, on peut offrir
