Les parents sont bien seuls face au mal-être existentiel, voire aux troubles psychologiques de leur enfant en transition de genre. Le système qui privilégie l’accompagnement des adolescents dans leur démarche ne fait qu’encourager leur « radicalisation » et les isole davantage de leur famille. Témoignages.
Coralie et Myriam[1] appartiennent à Ypomoni, une association regroupant des parents d’enfants en transition. Au-delà des difficultés liées à l’accompagnement d’un enfant – même adulte – vivant un processus complexe et douloureux, ces parents ont un autre combat à mener : maintenir le lien avec leurs enfants. Car ils se heurtent à une sorte de « radicalisation », tellement brutale qu’elle aboutit le plus souvent à une rupture, les enfants en transition rejetant leurs parents avec leur ancien genre.
Diagnostic très rapidement posé
Pour Coralie, le basculement s’est produit alors que son fils était mineur et entrait en première. Le fils de Myriam était quant à lui âgé d’une trentaine d’années lorsqu’il lui a annoncé sa transition. Toutes deux ont été étonnées de découvrir que leur histoire et celles des autres parents d’Ypomoni présentaient de singulières récurrences : brutalité de l’annonce, rapidité de la rupture familiale et similarité des profils de la grande majorité des enfants concernés. Plus intelligents que la moyenne mais aussi plus fragiles, leur transgenrisme est souvent
