Tous les wokes ne se ressemblent pas. Pour être à la pointe du combat, mieux vaut connaître sa tribu.
1. Avec qui rêvez-vous de coucher ?
a. Un homme déconstruit. Comme Sandrine Rousseau vous avez fait l’acquisition d’un splendide spécimen du genre. Il fait du yoga en collant moulant, pleure plus que vous devant Sur la route de Madison, cuisine le quinoa mieux que la mère de Greta Thunberg et rate aussi ses créneaux. Alors pourquoi rêvez-vous de Chuck Norris ?
b. Un.e militant.e du Parti des indigènes de la République. Il enchaîne les mots de plus de trois syllabes dans une logorrhée indigeste, mais vous trouvez cela érotique. Ah… sa façon de dire « Épistémicide » (c’est quand vous méprisez la poudre de rhinocéros et faites confiance au Viagra pour rasséréner Popaul), ses yeux qui se plissent quand il parle « extractivisme cognitif » (on pourrait dire plagiat, mais quel est l’intérêt de parler pour se faire comprendre !?!) et cette petite ride sur le front quand il aborde l’« herméneutique diatopique » (capacité à utiliser différents concepts : l’eau ça mouille, le feu ça brûle et si on les croisait ?). Bref, l’incompréhension entre vous est totale, mais de toute façon vous le soupçonnez de rêver de Chuck Norris.
c. Bob l’éponge. Il est jaune et carré, vit dans un ananas et a des relations équivoques avec une étoile de mer appelée Patrick. A priori pas de quoi remettre en question quarante-cinq ans de mariage avec Bérénice, rentière depuis que son papa a vendu ses voisins et du beurre aux Allemands en 1940. Mais il y a ce contraste entre ce prénom si viril et sa voix fluette, et ça vous rend tout chose. Du coup vous avez cherché à le trouver sur Tinder, mais n’êtes tombé que sur Chuck Norris.
d. Chuck Norris. Parce qu’il assume parfaitement sa masculinité toxique : quand certains disent : « La violence ne résout rien. » Chuck Norris leur répond :
