Installé aux premières loges pour assister au déferlement du barnum présidentiel sur la cité phocéenne où il habite, notre chroniqueur rend compte, avec l’objectivité qu’on lui connaît, des bonnes intentions d’Emmanuel Macron dans cette ville dont aucune subvention n’étanchera la faillite.
Je sirotais mon premier café du matin au Bar de la Marine, ce lundi, quand une demi-douzaine de voitures maquillées de noir, vitres opaques et sirènes hurlantes, ont remonté le quai de Rive-Neuve à toute allure. Direction sans doute la Villa Valmer, au-dessus de la Corniche, qui sert de résidence ordinaire au président de la République lorsqu’il installe ses pénates à Marseille. « Tiens, a dit le tôlier, Sa Majesté est de passage. »
Protocole marseillais
Les rois de passage à Marseille, depuis le rattachement de la Provence au royaume (1481), promettaient de respecter les « chapitres de paix » qui constituaient le droit public de la ville. Comme l’a raconté jadis La Marseillaise, « le souverain s’arrêtait à la porte Réale et jurait de respecter les « privilèges, franchises et libertés de la ville de Marseille ». Les clefs de la ville lui étaient alors remises. » Quand il vint, après Marignan, admirer le rhinocéros provisoirement exilé sur l’île d’If, François Ier respecta
