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«Puissance et décadence»: Michel Onfray historien et pamphlétaire

Notre civilisation est-elle suffisamment déclinante pour permettre l’avènement du transhumanisme?


«Puissance et décadence»: Michel Onfray historien et pamphlétaire
Michel Onfray, le 02/03/22 / PHOTO: SYSPEO/SIPA / 01063455_000029

Dans son nouvel ouvrage, Michel Onfray revient sur ses thèmes de prédilection. Pêle-mêle, le lecteur y croisera des chapitres sur l’UE, le transhumanisme, l’immigration ou l’écologisme. Sur le chemin, l’auteur pourfend mainte vache sacrée de notre époque.


Démissionnaire de l’éducation nationale en 2002, au lendemain de l’accession de Jean-Marie Le Pen au deuxième tour de la présidentielle, fondateur dans la foulée de l’université populaire de Caen, auteur d’un ou deux ouvrages par an sur l’histoire de la philosophie, on a d’abord connu Michel Onfray comme figure de l’extrême-gauche libertaire, compagnon de route pas toujours à l’aise d’Olivier Besancenot dans les années 2000, avant de le voir glisser peu à peu vers des positions de plus en plus conservatrices, nationales, voire réactionnaires. Le jeune homme un peu réac des années 2010 qui a pu observer ce glissement, trimestre après trimestre, d’une grande figure des idées, la cinquantaine passée, vers une certaine droite, pouvait en dégager une petite jubilation interne. Mais attention, si Michel Onfray a co-fondé la revue Front populaire en rassemblant souverainistes de gauche, de droite, d’ailleurs et de nulle part, il continue d’espérer une refondation de la gauche, non sans égratigner à la fois la gauche révolutionnaire, héritière d’Hébert et de ses appels au meurtre, et la gauche social-démocrate, héritière de la République de ceux qui ont écrasé la Commune, ce qui ne laisse à la fin plus beaucoup d’interlocuteurs potentiels.

L’ouvrage est peut-être un peu trop marqué par le ton pamphlétaire ; même quand on est plutôt d’accord avec lui, on tique un peu à quelques endroits. Michel Onfray est un auteur qu’on lit, mais comme il écrit plus vite qu’on ne


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