« Jupiter » n’est pas minoritaire mais il est seul. Faute d’une majorité suffisante, le parti du président Macron devra obtenir de nouvelles alliances et réinventer le Parlement – c’est mal parti !
Jusqu’ ici la vie politique dans ce pays semblait inepte, vulgaire, ennuyeuse au possible, elle reste un peu vulgaire mais elle devient passionnante, vous ne trouvez pas ? On ne mesure pas encore dans toute leur ampleur les effets du scrutin du 19 juin sur la destinée des Français, mais pourquoi se le cacher ? Si « Jupiter », seul sur son nuage, a toutes raisons de s’affliger, on ne peut que se réjouir que l’Assemblée nationale reflète enfin les bigarrures de l’opinion.
Pire qu’un désaveu, pour le président Macron, c’est une réprimande, un blâme – en français d’aujourd’hui : une claque. Le président doit s’en mordre les doigts, il l’a bien cherché. Il devait être un rempart contre les extrêmes, les Français ont fini par tomber, hélas, du côté où ils penchent. Ce qui provoque une sombre excitation à marcher en aveugle devant ce qui nous est promis : le grand bazar.
Cela contraint le président, décharmé de ses ambitions, à méditer avant d’agir (mais pas trop longtemps, s’il vous plaît) sur le sens d’un mot qu’il chérit : absolu. Se dit de ce qui est pur et séparé, élyséen, sans mélange, par exemple un pouvoir, une
