Le premier débat ayant opposé Bertrand, Pécresse, Juvin, Ciotti et Barnier nous a donné à entendre des discours ministériels, pas présidentiels.
J’ai donc écouté le débat sur LCI des cinq candidats à la candidature LR. Comme près de 900 000 Français — un beau score pour la petite chaîne qui monte, à force de penser à rebours de ses concurrentes.
Les questions de Ruth Elkrief ou de David Pujadas avaient-elles été communiquées à ses interlocuteurs ? Aucune importance : elles étaient si bégnines, si loin de ce qu’aurait fait l’un de ces grands intervieweurs américains qui harcèlent leurs interlocuteurs, que cela ne faisait aucune différence.
Merci pour ce moment
J’ai entendu cinq candidats au poste de Premier ministre — mais à l’exception peut-être de Pécresse, qui dès le départ a posé le débat sur les hauteurs que l’on pouvait espérer, aucun président. Pour le moment.
Passons sur l’exaltation des maires de Juvin (plutôt que de s’élever, descendons au ras des « territoires »), les centrales nucléaires de Bertrand — une priorité que Macron mardi 9 lui a soufflée sur le fil —, la visite des quartiers Nord de Marseille et de la cité des Flamants en particulier des uns et des autres (une attribution de ministre de l’Intérieur qui sied à Eric Ciotti mais à laquelle ne répugne pas Bertrand, qui se tient en permanence avec le menton relevé comme un sergent-chef retour de cuite) et autres « premières priorités », comme dit Barnier qui reviendra en deuxième semaine à condition d’avoir appris à parler français. Mais qui a répondu à la crise de civilisation (réelle ou non, peu importe, mais ressentie profondément par les Français) sur laquelle surfe impunément
