Spécialiste médias de la chaîne publique, Sonia Devillers a une mission : éclairer le monde sur la menace que représentent les journalistes déviants. Obsédée par les réacs et fascinée par la télé-réalité, elle assène au fil de ses éditos et interviews sa vision d’un monde non genré et merveilleusement progressiste.
La matinale de France Inter est une liturgie à la gloire du progressisme. À 8 heures 50, Léa Salamé et Nicolas Demorand cèdent la place à la prêtresse Sonia Devillers qui, chaque matin, délivre au bon peuple « L’édito M » qui leur dit ce qu’il convient de penser sur un phénomène médiatique qui fait le buzz. Cette chronique mordante, mais qui plante toujours ses crocs dans les mêmes mollets, n’est qu’une mise en bouche. À 9 heures 40, elle rempile avec « L’instant M », où elle interviewe une personnalité des médias, d’Ardisson au jeune youtubeur aux millions de vues. La dame déverse, dans son édito comme dans son instant M, tant de poncifs du progressisme soft, en une sorte de mélasse tiède, au goutte-à-goutte, que cela n’en est même plus énervant. Cependant, après m’être infligée plusieurs de ses productions, j’ai tout de même trouvé du grain à moudre.
CNews va beaucoup trop loin pour elle
Sonia Devillers est une enfant de la bourgeoisie de gauche post-soixante-huitarde. Fille d’un architecte renommé, elle suit une prépa littéraire et des études de philosophie à la Sorbonne. Un premier « couac » cependant, elle commence sa carrière
