Gabriele D’Annunzio est resté célèbre pour son équipée de Fiume (1920). Comme le rappelle son biographe Maurizio Serra, cet écrivain héros de la marine a ensuite été abusivement récupéré par Mussolini.
« Si D’Annunzio avait voulo, perbacco, exploiter toutes ses conquêtes, il en aurait eu des trésors, plus de cent milliards en or, des diamants gros comme la tête ! Si D’Annunzio avait voulo, diavolo, d’un seul coup il payait ses dettes ! » fredonnait Lucien Boyer. En deux couplets, le chansonnier brossait le portrait de cet homme-orchestre à la fois littérateur, héros de la marine, aviateur et aventurier que Maurizio Serra remet à l’honneur dans sa biographie D’Annunzio le magnifique (Grasset, 2018). Après ses portraits de Malaparte et Svevo, le diplomate italien complète sa trilogie
